En passant

Enfermés dehors

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Enfermés dehors

Carte du jour au premier tirage* : le conditionnement.

Des moutons en nuages. Cela ressemble au lion enchaîné et aux moutons libres. Le champs n’est pas esquissé, quelques brins verts entourent d’ocre et de brun font le sol sous les pattes avants du lion. Le mouton attaché par des liens, ici des ficelles grossières, est sur le dos du lion. On ne voit pas la tête du mouton attaché. La tête du lion est tournée. Ses lèvres abaissées, le froncement des sourcils et le pli des yeux abaissant le regard lui donne un visage triste. Tout à l’air de dire la colère de l’autre en soi fatigué d’être lui-même. Fois-ci, fais-ça. Les moutons sont souriants. C’est une autre perception de l’illustration. Si l’on se place contre le lion, je dis : il utilise le plus faible pour qu’il ne puisse pas partir, c’est du protectionnisme. Si l’on se place pour le lion : je dis qu’il est naïf et s’est fait manger. Maintenant, si je me place contre les moutons : on peut dire qu’ils ne bougent pas et empêchent le lion d’agir pour leur bien. Si je me trompe et vais vers les moutons en sachant leur violence – leur réputation de courir en chargeant ce qu’ils veulent n’est plus à faire – il n’y a plus rien à manger, il va se faire dévorer. Moralité, relire les cours sur les us et coutumes du règne animal. Le lion est le gardien, il protège son clan et sa famille pendant que la lionne tue pour nourrir ses enfants puis elle et son compagnon. Le mouton est herbivore, il broute et sa violence pour jouer ne fait pas rire. Au-dessus de l’illustration, on voit dans la brume des esprits. Il n’y a pas d’autres indications pouvant lire la carte mais à me dire si le destinataire ne serait pas la lionne prise en otage à observer son compagnon se faire prendre pour une proie. Je lis le résumé du livret d’accompagnement et reviens.

Lame majeur – le lion est en vue – éducation contre nature – les personnes changent pas la terre. Nous ne pouvons nous acclimater, il doit être dit et accompli ceci : le lion n’est pas une personnalité, soit une extension du groupe, ici le troupeau de moutons. Le lion est un individu qui pour se construire à besoin d’espace et de liberté. Ce n’est pas un solitaire, encore une fois, il a son clan, sa famille avec qui être un bon et un brave lion. Au milieu des moutons, on le réduit à n’être qu’une image réelle que l’on perçoit de lui mais propre aux moutons. Si je suis moi, mon avis est de dire : c’est trop injuste. Il y a un lion dans le monde, il est et reste le roi de son clan et de sa compagne. Ses petits l’attendent. Sa terre aussi. La lionne que je suis regardant à peine l’illustration se dit que je suis souvent à défendre mon territoire, c’est à dire mon corps pour être respectée. Si j’y pense comme au début du tirage et me mets seule en otage, je me dis : j’ai mes petits à protéger et voir grandir. J’ai peur de le voir mourir. Je tourne la carte. L’insigne dit P : que cela reste de grâce abstrait. J’envoie un message et laisse la grossièreté aux mauvais lecteurs : le lion est bon et je ferais tout en mon pouvoir pour qu’il me revienne. Envoyer tous les animaux de la forêt et des autres terres, je le ferais. Il n’est pas bon de tout essayer. Je tenterais tout et ce que je ne peux, eux le feront.

Ne Pas Bouger ,

Quelqu’un Arrive .

Enfermés dehors ?
* lame majeur XV tirée de Zen Tarot Osho

Carte du zen tarot Osho

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Dolce Vita

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Douceurs d’été après la piscine. Le temps a cogné cette semaine et il a été difficile de se trouver un coin d’ombre. J’ai fais une crise pas possible que j’ai sauvé in extremis en courant prendre mon maillot de bain et une bouteille de jus d’abricot. J’étais loin d’être seule à avoir la même idée. Nous étions une foule à devoir patienter notre tour pour faire trempette. J’ai bu mon restant d’abricot pour me rafraichir les idées et passais trois heures à bronzer et faire des brasses. La piscine m’ennuie, toutes les activités autour me font horreur. Je préfère rester sur la pelouse à écouter les discussions. En nageant, difficile de trouver sa place, il y a trop de monde. Je reste jusqu’à la fermeture et apprécie la fraicheur sur la peau. Il fait toujours aussi chaud. Dans le réfrigérateur, il y a tout ce qu’il me faut pour monter en douce vie. Mon poissonnier reçoit depuis deux semaines des salicornes pour mon plus grand plaisir. J’en ai acheté une bonne poignée à préparer avec des pommes de terre sautées au tandoori, une feuille de chêne, des tomates cerises et un avocat coupé en tranche arrosé de citron. Pour l’accompagner, un schweppes bien frais et une saine lecture, Simple Life.

pommes de terre en saladePour le dessert, j’ai utilisé une recette d’Hélène chez Green up, une fille golden eyes. Sa version petites crèmes légères de l’été m’a donné une idée. Je suis très fan du cheesecake mais n’en mange pas étant intolérante au lait de vache. La version chèvre, je vous la réserve pour un jour à la fraiche. Avec le lait d’amandes de chez Casino (c’est le seul qui a le crémeux d’un fait maison quand on n’a pas le temps) et une cuillerée d’agar-agar, on se prépare un bloc de tofu qui va nous servir aussi bien en sucré que salé. Mon lait chaud versé dans un moule rond, je laisse reposer puis pose une assiette pour protéger ma garniture. Cette préparation me servira de base à des crèmes, sauces et flans végétaux. La salade étant copieuse, le dessert consistera à découper deux minis parts à glisser sur l’assiette à dessert et d’ajouter à l’envie des noix du Brésil, du sirop de coco et de la caroube. Une régalade sans se priver.

DSCF7260Les algues du jour, salicornes en plat principal, agar-agar en dessert, font danser ma thyroïde qui avait tant besoin de pousser sa gueulante. Un merci spécial à ma masseuse, Marina, un monstre… sacré.

Petit-pois bonne humeur

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En secret, je m’étais fais le vœu après la recette des lentilles porte bonheur de vous apporter sa version estivale : les petit-pois bonne humeur.

 En trimant dans une entreprise qui sauvait de mauvais garçons et des hommes aux problèmes psychiatriques avancés, j’innovais dans ma part sombre à les regarder d’égal à égal. Cela se renforça en travaillant par la suite dans des jardins de prestige où il arrivait qu’une étiquette soit à respecter quand la cliente était baronne où à la direction d’une fondation. Lors de mon arrivée chez deux paysagistes, le rythme ralenti. Ils ouvraient une fois les enfants conduits à l’école, venaient chez le client à partir de 9h, déjeunaient dans une brasserie, étaient calmes et ouverts aux propositions sans inciter la cliente à dépenser : des perles.

Massif à planter

Massif à planter

Dans l’entreprise qui les précéda, j’étais en présence d’un couple solide, la directrice s’occupait de la comptabilité et le directeur du bureau d’études. Les recommandations (casquette, bouteille d’eau, trousse d’urgence) étaient rappelés à chaque employé. Le métier de paysagiste est impossible, il faut être fou du début à la fin de la chaîne. Les patrons sont cancéreux, les employés sont handicapés, les intermédiaires sont hypersensibles (nous absorbons les humeurs des deux côtés). Cette lignée du paysagisme s’en sort en fuyant le bout de ficelle. J’ai soupé du micro-kiné, de la magnétiseuse, uniquement pour contrecarrer les effets néfastes d’un hypnotiseur à la bonne du patron, d’un coupeur de feu qui boit et fume sur le chantier. Vous comme moi savez pour avoir senti une belle fleur avec un dégénéré que cela n’a rien d’original. Avec cette expérience, je suis entrée en bureau d’études, j’ai testé les véhicules électriques et la tondeuse automatisée, j’ai visité un showroom pour plantes d’intérieurs, j’ai plains mes patrons sur un caprice de clients : faire rouiller un bac en métal parce que c’est plus fun.

Les jours de chantiers j’étais en équipe avec Antoine. Nous étions, Antoine et moi, avec Jason, venus faire une plantation au fond d’un jardin, un massif à l’entrée et un dallage sur sable autour de la maison. Le manque de matériaux obligeait à ralentir le chantier. Cela n’enchantait pas le patron mais les cassures de rythme de travail l’obligeait à reconnaître ces temps-là bénéfiques pour la vie de l’entreprise. On se démenait avec les pelles pour des sujets de grands gabarits. Le plan entre les mains, on vérifiait que tout était en place avant d’intervertir deux plantes quand le jardin révélait une erreur sur la feuille. Les garçons se goinfraient de gâteaux. Je prenais des photos de l’avancée de nos travaux. Le midi, la cliente voulu que je réchauffe mon plat. Chacun se régala au soleil et d’une sieste. Quand la journée se termina, des plantes de l’ancien plan de jardin furent enlevés, Jason et moi les prirent pour les ramener chez nous. Antoine se prit pour le patron et Jason se servi du souffleur pour les feuilles restées dans mes cheveux.

Petit-pois bonne humeur (pour 2 personnes)

Petit-pois bonne humeur

Petit-pois bonne humeur

120 g de riz thaï

120 g de petit-pois frais

2 c. à s. de jus de citron

1 gros oignon jaune ou blanc

1 c. à s. de tamari

1 à 2 brins d’estragon frais

1 poignée d’amandes effilées

1 c. à c. d’huile d’olive

Dans une casserole, faire revenir avec l’huile d’olive, l’oignon et le riz. Verser 250 ml d’eau. Laisser cuire à couvert sur feu doux. Ajouter à mi-cuisson les petits pois.

Dans une coupelle, mélanger l’estragon haché au citron et au tamari.

Le plat cuit, ajouter l’assaisonnement au riz. Mélanger. Disposer dans une boîte à bento en mettant à la dernière minutes des amandes effilées.

Sieste, pieds nus, pause déj'

Sieste, pieds nus, pause déj’

Hortus

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Pour l’événement Jardins, jardin aux Tuileries, en qualité de plasticienne, j’ai passé une journée auprès de professionnels du paysagisme. J’ai assisté à la table ronde organisée comme un atelier sur les ‘Jardins de soins’, autrement dit, le jardin thérapeutique. J’ai rencontré le paysagiste Michel Pena pour une conférence. J’ai bu les Biofrutti, des jus au composé floral à la cerise, à la rose et au jasmin. J’ai reçu un soin visage de l’institut du D. Hauscka, la plus nature des enseignes en bien être du corps. J’ai découverts Catherine de Mitry et ses jardins du oui. J’ai vu et revu des plasticiens, des paysagistes, des urbanistes.

Tout a commencé à l’ouverture du salon à 10 heures par la presse prête à être reçue pour une conférence sur le climat. Me trompant de groupe, je finis par faire un tour dans les allées et laissais ma première conférence de côté. Je me présentais tout de même à la responsable qui me fit parvenir les point view. Le guide climat édité par l’UNEP et le manifeste Agir pour le climat avec les jardins et espaces verts sont à remettre à vos mairies sans hésitation si vous souhaitez sensibiliser aux éco gestes et nourrir un projet entre professionnels du paysagisme et la collectivité.

Unep – Guide Climat – Des jardins pour le Climat
PPT Conférence 5 juin – Jardins pour le Climat

Conférence 'jardins de soin'

Conférence ‘jardins de soin’

Conférence avec Michel Pena

Conférence avec Michel Pena

Une journée entière à picorer sur un coin de table des notes de jardins, se rafraichir à l’ombre des arbres, humer les feuilles froissées d’un géranium rosat, toucher l’argile et les céramiques des sculpteurs, lever les yeux sur des concepts design pour des terrasses very lounge, écouter l’eau des fontaines et des projections d’eau par vapeurs en cycle continu.

La table ronde du matin définissait le jardin comme l’agent actif du mieux être. Pour nous accompagner, Alice Le Roy la ‘gardienne du temps’ comme elle s’est autoproclamée nous présenta trois invités avec lesquels échanger sur un atelier collectif ‘Jardins de soin’. Le docteur Thérèse Jonveaux (neurologue) nous détailla le jardin thérapeutique dans son centre hospitalier à Nantes comme bénéfique pour les malades d’Alzheimer, leur autonomie, la résilience et les troubles psycho-comportementaux. La réhabilitation cognitive conçoit le programme jardin ‘art, mémoire et vie’ pour un travail de recherche divisé en 4 angles : Jaz art (évaluer l’approche artistique); Jaz top (évaluer les capacités d’orientation), Jaz burn (évaluer l’effet prévention burn out), Jaz lor (évaluer les recours, références culturelles régionales comme les filières du bois, vitrail…). Bethsabee de Gunzbourg, paysagiste, travaille avec Jardins et Santé d’Angers. Son expérience à l’étranger nous apprend qu’en Écosse et en Angleterre, le jardin thérapeutique est prescrit comme soin avec la notion d’agriculture pour les jardins dit ‘familiaux’ ou ‘ouvriers’ comme production comestible. Des études ont été faites au Japon sur les cellules révélant qu’il existe une bactérie du bonheur mettant en relation les hommes à la nature. Le travail de Bethsabee s’adresse en priorité aux enfants et adolescents handicapés par des créations de facing en osier. Ses plans paysagers se trouvent pour la plupart en Normandie, en Bretagne et à Paris avec la toiture végétalisée de la maison de retraite médicalisée du Centre Robert Doisneau. Isabelle Boucq, journaliste et passionnée de jardinage informe sur l’hortithérapie. Un livre excellent sur le sujet existe Therapeutic Landscapes de Naomi Sachs et Clare Cooper Marcus. Étienne Bourdon, anciennement architecte devenu paysagiste, cherche à ce que l’espace de bien-être ou espace thérapeutique fasse parti des programmes dans les formations professionnelles en architecture et paysagisme. Quelques questions augmentent la portée des effets thérapeutiques des jardins. Sont citées les photos de plantes dans des lieux qui en sont absentes pour leur bienfait. Une telle pratique est utilisée pour les toxicomanes, malades psycho-moteurs et cancers où les patients coupés de leur environnement ressentent les lieux comme des repères où se reconstruire.

Brunch rapide, soin détente au stand D. Hauscka et son jardin biodynamique de sauge, mélisse, anthyllide… et quelques mots avec l’agent de Catherine de Mitry pour ses land-art potagers emplis de références cachées qui occupe une de ses passions en numérologie.

La conférence du paysagiste Michel Pena démarre sur une déclaration énamourée entre l’horticulture et le paysagisme à réconcilier. Il résume son plan de travail à jouer, patienter, modifier, remembrer. On fait un travail d’inflexion avec le temps. On n’évacue pas les forces de la nature, c’est ce qu’on appelle la troisième nature, la nature est à négocier amoureusement en créant l’espace jardin. L’homme est halluciné, on l’imagine volontiers dans le désert découvrant mirage sur mirage des lieux arables à rendre fertiles pour une femme, un enfant, une vision du demain citadine. On doit être des poètes efficaces. Le paysage doit avoir son usage. Il y a une similitude entre la terre et l’enfer, ailleurs, le paradis est assimilé à la montagne… Les plantes donnent à travailler avec le temps, à l’explorer. Il faut que les villes soient plus denses, il faut qu’elles arrêtent de s’étaler. Le paysagiste, avant de l’herbe, il donne de l’air… Vous avez, vous, paysagistes une esthétique à inventer. Trouver de nouvelles formes acceptables. La consécration est quand c’est devenu un paysage que les peintres investissent. Il s’enflamme sur une œuvre ingrate : faire oublier les domaines pour des parcs, zones de passages et plantations surélevées.

La journée se clôt en présence de Francis Hallé sur la sauvegarde des espèces, les ethnies forestières et la meilleure méthode aujourd’hui de travailler par le biomimétisme, l’agroforesterie et la biomécanique. Une étude en Italie nous apprend que les arbres en poussant émettent des sons. Il s’agit du frottement des coques contre la fibre. Chaque espèce a son son. L’arbre sait alors s’il a un voisin. L’attraction lunaire rend sensible les arbres aux marées, aux séismes, aux variations du champ sismique terrestre mais aussi aux ions négatifs invitant certains hôpitaux à aménager un local dans le but de soigner les malades hypersensibles.

Le végétal sur son lieu de travail (1)

Le végétal sur son lieu de travail (1)

Le végétal sur son lieu de travail (2)

Le végétal sur son lieu de travail (2)

Le végétal sur son lieu de travail (3)

Le végétal sur son lieu de travail (3)

Le végétal sur son lieu de travail (4)

Le végétal sur son lieu de travail (4)

Le végétal sur son lieu de travail (5)

Le végétal sur son lieu de travail (5)

Salades ornementales pour le stand de Truffaut et ses jolis sacs en cadeau

Salades ornementales pour le stand de Truffaut et ses jolis sacs en cadeau

Stand de l'école LISAA et les créations de sa dernière promotion

Stand de l’école LISAA et les créations de sa dernière promotion

Stand du jardin de Jardiland avec fraises et tomates cerises en dégustation

Stand du jardin de Jardiland avec fraises et tomates cerises en dégustation

Stand de l'école des Jardins de Gally

Stand de l’école des Jardins de Gally

Les Jardins de Gally et Cité verte offre des érables à replanter en ville

Les Jardins de Gally et Cité verte offre des érables à replanter en ville

Des arbres sont offerts par les Jardins de Gally et des cerises remplissent nos sacs pour des souvenirs impérissables. Chic le rêve est réalité pour une journée, pour une éternité.

Clafoutis cerise et abricot à la sève de coco avec les fruits donnés à 'Jardins, jardin'

Clafoutis cerise et abricot à la sève de coco avec les fruits donnés à ‘Jardins, jardin’